L'Espace Mistral

Espace Mistral, vers sa renaissance !

L'hôpital de la Charité du Beausset, fondé en 1702, accueillait les malades et les miséreux.

Le Chanoine Bœuf réalisa l'agrandissement de l'hospice au début du 19ème . Puis, le bâtiment fut encore agrandi et transformé en maison de retraite vers 1964. Acheté par la commune en 1992 il a servi d’école avant d’être mis à la disposition des associations et des Beaussétans, sous le nom d'Espace Mistral.

Les Beaussétans sont très attachés à sa chapelle qui donne sur la rue Saint Louis.

Bien que les façades aient été restaurées pour 175 000 € en 2013, la seule réponse à la dégradation consécutive à l’absence d’entretien fut la fermeture progressive des locaux.

Malgré cela, les activités, régulières et occasionnelles, y demeuraient nombreuses jusqu'à l'été 2019, lorsque le maire d'alors a décidé de désaffecter l'ensemble des locaux.

Son projet était de vendre l'ensemble à un promoteur, pour le raser en totalité et le remplacer par un immeuble de 46 logements.

Les réactions ont été nombreuses et virulentes contre ce projet qui aurait privé les Beaussétans d'un espace de respiration et d'activités collectives en plein centre-ville.

Ce mécontentement a été porté au Conseil Municipal dès l'été 2018 par les élus d'opposition, puis relayé par les Amis du Beausset Rassemblé et enfin structuré par l'association BiP – Biens Publics Le Beausset Sud Sainte Baume.

La pétition "Touche pas à mon patrimoine" a rencontré un vif succès et les manifestations qui se sont succédé ont traduit la mobilisation d'un grand nombre de Beaussétans. Le Maire alors en fonction n'a pas jugé pertinent d'en tenir compte et a fait voter le principe de la cession de l'Espace en décembre 2019.

À 10 jours du 1er tour des élections municipales de mars 2020, il a signé une promesse d'achat et, à 6 jours du second tour, il a signé le permis de construire.

L’association BiP a alors analysé ce permis et a coordonné une vingtaine de recours gracieux en demandant son retrait. Le Préfet du Var l’a également demandé.

Les arguments avancés dans ces recours nous ont amenés à retirer ce permis de construire le 11 septembre 2020.

La commune devait lever son option d'achat au plus tard le 7 mai 2021. Pour cela il fallait qu’un permis soit accordé et soit purgé de tous recours, ce qui n’était pas le cas. De ce fait, la promesse d'achat est « réputée non avenue et ne jamais avoir existé ». L'Espace Mistral reste donc dans le patrimoine communal.

Dès lors, nous avons pu envisager sereinement le devenir de l'Espace Mistral qui doit être rendu aux Beaussétans. Ce fut l'objet d'une première et riche réunion publique dans le jardin de l'Espace Mistral, le 10 juin 2021.

Nous avons ensuite élaboré une première approche, exposée lors de la 2ème réunion publique du 20 octobre et dont voici les grandes lignes.

Il semble possible de remettre en service (en état?), en fonction de nos possibilités financières, les 3 niveaux du bâtiment le plus récent et au moins les 2 premiers niveaux des bâtiments anciens.

Cela nécessite :

  • révision de la toiture avec isolation des combles ;
  • sécurisation de la façade ;
  • changement de l’ascenseur pour ouvrir les étages aux Personnes à Mobilité Réduite ;
  • mise en place d'un chauffage de type pompe à chaleur ;
  • réfection des réseaux d'électricité et d’eau.

Compte tenu du phasage qui s'imposera, on pourra hiérarchiser les besoins. Nous les avons regroupés par pôles :

1 - Grande salle multi-usages : mariages, fêtes, réunions ... avec grande cuisine attenante.

2 - Pôle musique-théâtre-danse : salles d'activités collectives + petites salles + bureaux + locaux de rangements.

3 - Pôle associations patriotiques : salles de réunion + bureaux + locaux de rangement.

4 - Salle d'expositions tournée vers l'extérieur : la "Chapelle".

5 - MJC (bureau + salles d'activité) + jumelages + autres associations.

Il sera possible de rendre les locaux accessibles au fur et à mesure de leur réhabilitation, après obtention des validations indispensables pour les Établissements Recevant du Public.

 

Article publié le 27 octobre 2021